| POLE D'EXCELLENCE RURALE DU MEZENC LES ESTABLES - 7 avril 2008 |
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N° 14 - Répertoire terroir Mézenc |
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Commentaire posté le 04-03-2008 par ANDRÉ BOSC (43550 SAINT FRONT) andrebosc@free.fr |
J'ai parcouru le site, très intéressant ; le forum semble bien se préparer. Mais où sont les producteurs transformateurs déjà bien établis ? Même s'ils ont une assise déjà solide, ils ont tout à gagner de la synergie et de la dynamique que leur procurerait une fédération des producteurs transformateurs du Mézenc qui me semble tout à fait nécessaire et profitable pour la publicité, la commercialisation, les apports techniques et administratifs. Je pense aux fromagers vache et chèvre dont au moins quatre à Saint-Front, les apiculteurs, un à Saint-Front, les producteurs de pommes de terre, les pro de la restauration (en restaurant et tables d'hôtes en activité ou en installation). Je souhaite qu'ils soient sollicités pour apporter leur poids et leur expérience dans cet important projet. | |||
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Commentaire posté le 05-03-2008 par GUY LHOSTE (38640 CLAIX) glhoste@club-internet.fr |
Deux qualités apparemment antagonistes du projet, mais qui me semblent complémentaires : - la prudence de la démarche (ou du moins sa progressivité) : pas de fonction de vente au départ, attention à ne pas écraser l'identité individuelle du produit sous la communauté de présentation, etc. ; - l'ambition de déboucher "dans un temps ultérieur" sur des modalités supplémentaires de mise en marché ("panier des cévennes", etc) Cette démarche me pose trois questions : - 1 - SUR LA REFERENCE TERROIR : si j'ai bien compris, cela signifie qu'on privilégie dans la production ce qui est spécifique, autrement dit "CE QUI NE PEUT SE FAIRE QU'ICI". Ma question est de savoir si le répertoire proposé est ou non exclusif des productions de tout venant. La réponse a des incidences, me semble-t-il : - sur l'intégration dans ce répertoire de produits transformés utilisant du spécifique et du non spécifique ; - sur la capacité du spécifique à répondre en volume à la demande (à quoi servirait de promouvoir très fortement une très petite production ?) Si le répertoire est exclusif du non-spécifique, selon quels critères le distinguer (on ne va pas pouvoir s'en tenir aux AOC : on en a une belle certes, mais on n'en a qu'une) ? Si le répertoire n'est pas exclusif du non spécifique, comment garantir la valeur "terroir" ? - 2 - SUR LA QUALITE : en dehors même de la considération "terroir"/"non terroir", comment gérer la qualité ? Qu'on le veuille ou non, une offre regroupée induit toujours chez le consommateur l'idée d'une qualité comparable des produits. Un risque est même, à l'usage, qu'un défaut dans un produit crée une suspicion sur tous les autres. Comment se prémunir contre ce risque ? quels engagements réciproques envisager, s'agissant de surcroît de productions diverses, brutes ou transformées ? - 3 - SUR L'ETENDUE DE GAMME : ce répertoire terroir Mézenc cherche à valoriser les productions "de terroir" à partir de ressources locales typiques (c'est la logique même du Forum Gourmand, qu'illustrent bien, par exemple, les différents projets basés sur la flore : "miel toutes fleurs", "confitures de Nicole", ...). Or, il n'y a pas qu'en gourmandise que le Mézenc est susceptible de produire de la spécificité. Dans les arts et les sciences, dans les loisirs sportifs, dans la littérature peut-être, dans l'agriculture non alimentaire (bois, textile, chaume, énergie, etc.), on peut se poser aussi la question "QU'EST-CE QUI NE PEUT SE FAIRE QU'ICI" ? Ce n'est pas partout non plus qu'on a de la lauze, des tourbières, ou une Ecole des Vents. Alors, il ne s'agit pas de tout mélanger (ce serait le meilleur moyen de "plomber" le projet), mais il ne faudrait pas non plus rater de possibles synergies de communication, voire de production. Cela dit, je ne sais pas comment faire, mais on peut en discuter ici. ---------------------------------------------------------- POST-SCRIPTUM à l'attention de Jean-Jacques LEOGIER : Pourrais-tu, en quelques lignes dans un message ici, dire ce que c'est la Méthode AMAP qui est évoquée dans le projet. Merci. | |||
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Commentaire posté le 07-03-2008 par JEAN-JACQUES LÉOGIER (69340 FRANCHEVILLE) suzanne.leogier@wanadoo.fr |
Réponse au Post-scriptum de Guy Lhoste AMAP c'est le sigle pour "association pour le maintien d'une agriculture paysanne". C'est au Japon puis aux Etats-unis que ce mouvement désormais universel a vu le jour dans les années 70. Des citadins inquiets d'être contraints à consommer des produits alimentaires de plus en plus standardisés, industrialisés, aux compositions de plus en plus complexes, ont cherché le moyen de revenir au moins partiellement à une nourriture plus simple et "plus saine". On contacte quelques parents et amis et surtout on recherche un agriculteur pas trop loin si possible qui pourrait fournir le groupe constitué. L'expérience montre que ce sont surtout des produits du maraîchage ou de la petita arboriculture qui ont fondé ce mouvement : produits frais, divers, porteurs d'une excellente image en terme de nutrition ; qui plus est légumes ou fruits bio puisque c'était sous-jacent à la demande des consommateurs. Le principe est simple chaque client-associé s'engage à acheter sur l'année un panier hebdomadaire ou bi-mensuel, ce qui sécurise complètement le producteur. La notion de convivialité est aussi présente ; l'affinité qui a présidé à la constitution du groupe et à l'association avec un producteur produit des relations de confiance, de solidarité. Nous avons appris très récemment au hasard de nos pérégrinations dans le massif qu'un projet d'AMAP semblait exister du côté du Mazet. A suivre !* JJL | |||
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Commentaire posté le 10-03-2008 par JEAN-LOUIS JOURDE (43150 PRESAILLES) jl.jourde@wanadoo.fr |
Le projet est intéressant et nécessaire pour élargir le champ potentiel de commercialisation des produits du terroir local. Mais est-ce bien cela que l'on vise, si on dit par ailleurs que les producteurs locaux de ces produits n'ont pas globalement de problème d'écoulement de leur production ? En tout état de cause, le lancement du projet suppose un effort minimal de structuration des professionnels, ce qui n'est pas facile, compte tenu de leur atomisation. Il faudra aussi qu'un nombre significatif de professionnels valide les objectifs et les modalités de mise en oeuvre du projet. | |||
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